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15 septembre 2017

2 ans après la sortie de leur EP Saint Cecilia, Dave Grohl et sa bande reviennent avec Concrete and Gold, un album placé sous le signe du changement et de l’expérimentation.

Son prédécesseur, Sonic Highways (2014), n’était selon moi pas à la hauteur de ce qu’avaient pu nous proposer les Foo Fighters par le passé. En effet, le groupe nous avait habitués à des morceaux ultra puissants aux influences post-grunge, comme par exemple Bridge Burning, issu de Wasting Light (2011), qui est selon moi un des meilleurs albums du groupe à ce jour. Et malheureusement, cette puissance manquait cruellement à Sonic Highways, à tel point que je ne pouvais pas écouter tous les morceaux jusqu’au bout…

Mais heureusement, les Foo Fighters ont repris du poil de la bête. Et je dois dire que l’album Concrete and Gold porte très bien son nom, puisqu’il s’agit d’une véritable mine d’or ! Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu’on y trouve de tout, et c’est d’ailleurs ce qui fait sa force.

En effet, cet album est un beau mélange de divers genres musicaux. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il a été produit par Greg Kurstin, un grand nom de l’univers de la pop, qui a travaillé avec des artistes de renommée internationale comme Adele, P!NK ou encore Beyonce. Et c’est cette collaboration pour le moins surprenante qui a apporté une incroyable richesse à l’album. Je peux ici prendre l’exemple des deux premiers singles, Run et Sky is a Neighborhood, qui sont selon moi les deux meilleurs morceaux de l’album, symboles de son éclectisme. Alors que le premier est un des morceaux les plus heavy que les Foos nous aient proposés depuis All My Life (2002), le second est marqué par des riffs de guitare à la Band of Skulls qui me rappellent certains motifs présents dans l’univers blues.

Ce que j’ai également aimé, c’est l’expérimentation dont les Foo Fighters ont fait preuve. En effet, on retrouve des sublimes ensembles vocaux, très inspirés de l’univers de Pink Floyd, sur des morceaux comme T-Shirt ou Concrete and Gold, ce qui donne à l’album ce côté ambiant, très novateur pour le groupe.

Enfin, pour ce neuvième album, les Foo Fighters ont décidé de collaborer avec des artistes de tous horizons. Néanmoins, j’ai été très déçue d’entendre que les divers featurings n’ont clairement pas été mis en avant, d’autant plus que certains d’entre eux sont pour le moins très surprenants. En effet, par exemple, le groupe avait mentionné la présence d’une immense star de la pop sur l’album, sans en dire davantage. Ce n’est qu’à la sortie de Concrete and Gold que les Foos ont révélé qu’il s’agissait en réalité de Justin Timberlake. Surprenant, n’est-ce pas ? Vous imaginez bien que j’étais donc très excitée à l’idée de découvrir ce qu’allait donner la rencontre des voix de Dave et Justin sur le morceau Make it Right. Mais je préfère vous prévenir, si comme moi vous vous attendiez à un vrai duo, vous pouvez passer votre chemin. En effet, la voix du chanteur pop se fond dans les chœurs, à tel point qu’il est impossible de la distinguer. Il en va de même pour le morceau La Dee Da, sur lequel on retrouve la voix d’Alison Mosshart, chanteuse du duo anglo-américain The Kills, dont je suis complètement fan. Davantage mises en valeur, ces voix issues d’univers différents auraient pu consolider les bases déjà très solides de l’album, en y apportant des petites touches le rendant encore plus innovant et ambitieux.

 

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